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Les basses remplissaient la
salle. A chaque pulsation des caissons, une vibration s'étendait du sol
au plafond, pénétrant au plus profond des corps. Les sons électroniques
faisaient bouger une dizaine de danseurs au milieu de la piste. Vingt ou trente
personnes étaient éparpillées sur les fauteuils et canapés
disponibles un peu partout. La plupart discutaient, quelques couples s'embrassaient
discrètement. Beaucoup étaient jeunes, entre vingt et trente. N'aurait
été le petit panneau à l'entrée qui annonçait
« E M P O R I U M, Club Echangiste », on aurait pu se croire dans
n'importe quelle boite de nuit de l'hexagone. Pas de pervers dégoulinant
de bave cachés dans les coins, pas de gang bang au milieu de la piste,
simplement des gens en train de s'amuser. La plupart banals, quelques uns plutôt
mignons.
Elle était venue
seule. Pénétrer dans un de ces endroits à la réputation
sulfureuse était un fantasme de longue date, mais son éducation
rendait difficile sa réalisation. A plusieurs reprises déjà,
elle s'était avancée jusqu'à l'entrée, tournant
les talons à la dernière minute. C'était la première
fois qu'elle dépassait cette limite, mais elle doutait fortement d'aller
plus loin aujourd'hui. Quelques nouveaux arrivants avaient pris place sur les fauteuils et banquettes. Sur la piste, le même groupe de danseurs continuait à s'agiter au rythme des basses. Rien ne semblait avoir changé, et pourtant l'ambiance n'était plus la même. Il y avait comme un soupçon d'électricité dans l'air. À quelques mètres d'elle, sur un canapé, un couple qui s'embrassait déjà à son arrivée paraissait avoir oublié la présence des gens autour. Leurs baisers s'étaient faits plus appuyés, plus engagés. D'où elle était, elle voyait les langues emmêlées à chaque éclair du stroboscope. Le garçon avait déboutonné le chemisier de sa copine et en avait sorti un sein jeune, ferme, beau, qu'il caressait avec application. La fille avait glissé une main dans le pantalon de son copain et les mouvements sous le tissu étaient sans équivoque. Elle sentit une boule chaude se former dans son ventre. Elle avait déjà vu un nombre conséquent de films pornos, était familière des variations de scénarios proposées par cette branche du septième art, mais n'avait jamais vu jusqu'à présent de couple en train de faire l'amour sous ses yeux ou même seulement de se peloter de façon aussi visible que ces deux là. Elle détourna les yeux rapidement, embarrassée de fixer les deux partenaires de façon si flagrante. Mais tout autour d'elle, les regards étaient braqués sur le couple et aucune gêne n'était perceptible. Les gens observaient, dévisageaient, scrutaient sans se dissimuler une seconde. Ils étaient là pour ça. Et elle aussi. Elle dirigea à nouveau son regard sur le couple. La situation avait évolué. Le chemisier était maintenant largement ouvert, laissant clairement apparaître les seins et leurs tétons pointés. La jupe était remontée sur le haut des cuisses. Les mouvements de la main du garçon, posée sur le sexe offert, ne laissaient planer aucun doute sur son activité. De son côté, la fille avait sorti la queue du garçon et le branlait vigoureusement. Les deux s'embrassaient toujours à pleine boucle. C'était fascinant. « Salut, je m'appelle Thomas » Il lui fallut quelques secondes pour réaliser que c'est à elle qu'on s'adressait. Le couple qui était assis a sa gauche s'était silencieusement volatilisé. À la place, il y avait un garçon de vingt-cinq ans peut être, plutôt mignon, très soigné, vêtu d'une chemise près du corps et d'un jean assez moulant. Elle hésita une seconde. Elle voulait juste jeter un coup d'oeil, satisfaire sa curiosité et n'avait jamais envisagé d'aller plus loin. Il lui avait été difficile de franchir la porte et elle ne se sentait pas capable de faire plus que siroter son verre au bar en observant comment les choses évoluaient. D'un autre côté, il n'avait pas l'air bien méchant, au contraire. Et échanger quelques mots n'engageait à rien. « Salut, je suis Manon
» Elle resta bouche bée. « Je plaisante! Tu as l'air nouvelle ici, et je ne prends pas trop de risque en affirmant que c'est la première fois que tu viens dans ce genre de club ? » Elle se sentit un peu bête d'avoir pris la proposition au premier degré. Il était évident qu'elle n'était pas à sa place ici. « Non, enfin, bon,...
Si en fait » Elle sourit. Il était marrant, un peu maladroit. « Et tu es un habitué
toi ? » Il désignait un grand gars, un peu voûté, avec une chemise ouverte, le front ruisselant de sueur, en train de s'agiter au milieu de la piste. Pendant que l'attention de Manon se portait sur le danseur, Thomas glissa un regard furtif dans son décolleté. Pas très généreux, mais intéressant quand même. Il se reprit rapidement et poursuivit la conversation. « Et toi, qu'est ce que tu fais là ? » La question surprit Manon. Elle se sentit rougir et remercia intérieurement la semi obscurité du club. Quelle conne ! Il était évident qu'il allait lui poser cette question et elle n'avait pas préparé de réponse. Et qu'est ce qu'elle allait lui répondre? "Et bien, il y a longtemps que je n'ai pas baisé, ce soir je me suis dit : pourquoi pas une partouze ? Ça te tente ? ". Alors ça, ce serait une super idée !!! Thomas la devança : « Laisse moi deviner : c'est ton copain qui voulait venir, il a proposé que vous vous retrouviez à l'intérieur, et là il doit être en train de se marrer en se demandant comment tu gères la situation ? » Manon hésita une seconde. C'était un bon mensonge, plausible, et il le lui servait sur un plateau. « Euh, et bien en fait, c'est presque ça. Il y a longtemps que mon copain me tanne pour qu'on essaie un club. J'ai accepté, mais juste pour voir. On devait se retrouver à l'entrée à onze heure, mais il est bloqué au boulot et doit arriver un peu plus tard. Plutôt que de rester dehors à me cailler, j'ai préféré venir prendre un verre au chaud en l'attendant. Mais comment tu as deviné ? » « Oh ? Ça se voit. Tu n'as pas une tête de célibataire. Et puis je discute régulièrement avec des filles ici qui ne sont là que par curiosité ou pour faire plaisir à leur mec. » Ironique, elle releva : « Ah, tu... «
discutes »... » Il lui avait répondu en utilisant le même ton ironique, mais elle ne put s'empêcher de se demander s'il n'y avait pas un soupçon de vérité dans ses propos. Elle hésita une seconde, scruta son regard pour discerner le vrai du faux, puis partit d'un éclat de rire. Quoi qu'il en soit, il était marrant. Le barman les interrompit.
Sans un mot, il déposa une bouteille de Johnny Walker sur le comptoir
et repartit servir d'autres clients. Sur l'étiquette de la bouteille
était inscrit au marqueur noir « T. Sovereen ». « Tu viens de temps
en temps, et tu as une bouteille à ton nom et un barman qui te connaît?
» Ils trinquèrent et avalèrent leurs verres cul sec. L'alcool réchauffa la gorge de Manon. C'était bon, elle riait. Son verre était à nouveau plein. Thomas était amusant. Il parlait de tout, de rien, beaucoup. Il enchaînait actualité internationale, écologie, cinéma, cul, sans retenue, posait des tas de questions, buvait beaucoup. Il la regardait avec intensité mais sans la mettre mal à l'aise. Ils flirtaient gentiment tous les deux, s'envoyant des oeillades à la manière de deux collégiens. Manon s'amusait bien. Le temps passait vite. Elle décida que s'il lui donnait son numéro de téléphone, elle le rappellerait. Vers deux heures du matin,
un blanc dans l'enchaînement des disques la tira de la douce torpeur dans
laquelle l'alcool l'avait plongée. Autour d'eux, l'ambiance avait changé.
A quelques mètres, une fille à califourchon sur un homme faisait
de rapides mouvements de bassin. Un peu plus loin, le couple du début
était passé à la vitesse supérieure : elle était
à quatre pattes sur une banquette, lui à genoux derrière
elle. Manon ne voyait pas très bien, mais à en juger par la position
de son copain, il devait être en train de la sodomiser. Dans le même
temps, la fille suçait avidement Eric, le copain de Thomas, qui semblait
avoir perdu tout intérêt pour la piste de danse et la musique techno.
Des couples ou trios s'étaient formés un peu partout et baisaient
sans retenue. « Je croyais que c'était rarement plus chaud qu'en début de soirée ? » lança-t-elle à l'attention de Thomas. Thomas jeta un coup d'oeil
à la salle et lui répondit : Il mentait, Manon le savait. Elle tâtonna sous son tabouret à la recherche de son sac avant d'ajouter : « Il se fait tard
je vais y aller » Elle l'avait oublié celui là ! « Ah, lui ? Son boss a du l'enchaîner à son ordinateur. A tous les coups, il ne veut pas le laisser partir avant qu'il ait fini son projet. Comme d'habitude! » Alors qu'elle faisait mine de se lever, Thomas l'attrapa par le poignet, il la fixait intensément : « Écoute,. Enfin, je ne sais pas. Je veux dire. Tu as l'air vraiment bien, je passe une bonne soirée avec toi, tu ne pourrais pas rester encore un peu ? » Tout en parlant, il s'était
levé et rapproché d'elle. Il lui tenait toujours le poignet, mais
sans forcer. Son autre main s'était posée sur sa hanche. Manon
se sentait un peu vaporeuses, la tête lui tournait légèrement,
elle sentait son parfum et son haleine marquée par l'alcool. Il s'était
tu, elle était captivée par son regard. Quand il se pencha pour
l'embrasser, elle ferma les yeux et se laissa faire. Manon sentit une brusque décharge d'humidité entre ses cuisses. Sa volonté lui échappait. Quand Thomas la prit par la main pour l'attirer sur une des banquettes, elle se laissa faire. Elle avait envie d'être caressée, pelotée, désirée. Il la coucha presque et s'assit à côté, l'embrassant de nouveau à pleine boucle avant de descendre le long de son cou, jusqu'à la naissance de ses seins, puis de remonter lui mordiller le lobe de l'oreille. Ses mains s'étaient faites voraces. A travers le tissu, Manon les sentait sur ses cuisses, sur son ventre, ses seins. Elle se laissait faire en souriant aux anges, c'était bon d'être caressée, tant pis pour la bienséance. Lorsqu'il entreprit de déboutonner son chemisier, un éclair de panique la parcourut. Elle se redressa brusquement sur la banquette, portant la main à son cou comme pour se reboutonner. Thomas la retint assise et la rassura d'une voix calme. « Attends, tu vas voir, ça va être super » Elle croisa son regard,
jeta un oeil rapide aux couples affairés à forniquer qui ne leur
prêtaient aucune attention, et abandonna. Merde, elle sentait dans son
ventre un véritable incendie, c'était l'occasion de l'éteindre.
Elle reposa ses mains sur le canapé et ferma les yeux. Elle avait le souffle court,
les yeux fermés, et ne pouvait retenir ses gémissements quand
il caressait son clitoris. Il n'était plus question de pudeur, de retenue,
de convenance maintenant, mais juste de jouissance. Elle sentait son sexe mouillé
comme il ne l'avait jamais été, et elle voulait une conclusion
à la hauteur de ces prémisses. « Lèche moi
! » La seconde d'après, elle sentait une langue se promener entre ses lèvres, remplaçant les doigts qui y jouaient un instant plus tôt. Elle remonta ses genoux contre sa poitrine. D'un mouvement sec Thomas l'attira un peu plus près du bord de la banquette. Elle était à demi nue entourée d'inconnus. L'un d'eux lui léchait la chatte. Et les choses s'accéléraient. Elle était presque couchée sur cette banquette maintenant, le cul près de la bordure, les jambes pliées et collées contre sa poitrine, écartées pour que Thomas puisse mieux la caresser. Elle ne sentait plus que cette langue qui allait et venait sur son sexe, se faisant dure pour la pénétrer comme une queue, avant de redevenir douce pour la lécher. Un frisson électrique la parcourait quand cette langue délaissait brèvement son sexe pour frôler son trou du cul, s'y insinuer furtivement. De tout son ventre montaient des pulsations qui s'accéléraient et la rapprochaient chaque fois un peu plus de 1'orgasme. Thomas devait utiliser ses doigts en plus de sa langue, car à aucun moment son clitoris ne cessait d'être branlé. Elle se sentait partir. Et puis tout s'arrêta. Plus de va et vient humide
entre les cuisses, plus de caresse sur son clitoris. Elle ouvrit les yeux à
moitié. La silhouette de Thomas ne se dessinait plus entre ses jambes.
Il était à coté d'elle, sur la banquette, agenouillé
à dix centimètres de son visage. Sous ces doubles caresses, elle se sentait basculer. Elle n'était plus qu'une seule terminaison nerveuse excitée. Il n'y avait plus rien autour d'elle, plus rien à part cette queue et cette langue. Quand quatre bras la saisirent pour la retourner et la mettre à quatre pattes, elle ne s'arrêta même pas de sucer. La queue s'était faite plus dure dans sa boucle et coulissait plus vite. La langue, elle, se faisait distraite. Elle oubliait son sexe de plus en plus fréquemment pour s'attarder sur son trou du cul qu'elle léchait, explorait, pénétrait. Manon avait beau se cambrer pour offrir un peu plus son sexe, cette langue n'en avait plus que pour son petit trou. C'était intolérable. Elle était à deux doigts de jouir, et voilà qu'on le lui refusait une nouvelle fois. Ces doigts manquants, elle allait les remplacer. De la main droite, Manon
agrippa son sexe, en éprouva la chaleur, la douceur, l'humidité
débordante. Mais très rapidement! Elle n'était pas là
pour ça. Non, elle voulait en finir maintenant! Elle posa deux doigts
sur son clitoris et une décharge électrique parcourut tout son
corps, provoquant un long gémissement à peine étouffé
par la queue dans sa bouche. Elle sentit ce sexe se tendre un peu plus et la
langue dans son cul se faire plus intrusive. Ses doigts allaient et venaient
à toute allure sur son sexe. Elle voulait jouir, elle était là
pour ça. Il lui semblait que chacun de ses muscles était à
la fois incroyablement détendu et contracté à bloc. Elle
ne pouvait plus rien faire d'autre que bouger ses doigts le plus vite possible.
La queue dans sa bouche bougeait en harmonie avec elle. Quand elle bascula, il n'y
eut plus rien qu'un voile blanc s'abattant devant ses yeux et un gémissement
rauque et profond emplissant l'espace. Dans sa bouche, une queue déversait
des giclées de sperme, l'étouffant presque. Dans son cul, une
autre faisait de même. |